Locus Origin
Le robot qui marche pour que vous n’ayez pas à le faire, et déjà plus de 6 milliards de prélèvements.
Pourquoi ce verdict · Mis à jour juillet 2026
On le classe RÉEL. Son autonomie est celle de la navigation : l’Origin planifie et parcourt l’entrepôt sans conducteur ni guides, en évitant les personnes. Le prélèvement lui-même est fait par un humain, d’où « collaboratif », il ne vend donc pas une autonomie totale qu’il n’a pas. Ce qui le rend incontestable, c’est l’échelle : plus de 6 milliards de prélèvements et 350 sites ne se truquent pas. Ici, pas de démo à vérifier ; des données opérationnelles.
Ce qu’il fait bien
- Autonomie de navigation éprouvée à très grande échelle (6 Md+ prélèvements)
- Modèle RaaS : sans gros investissement initial, s’adapte aux saisons
- Travaille avec les personnes, sans cages ni travaux
- Intégration mature avec les principaux WMS
Ce qu’il rate
- Il ne prend pas les articles : la préparation reste faite par une personne
- Conçu pour les commandes unitaires e-commerce, pas pour les palettes lourdes
- L’abonnement RaaS récurrent peut coûter cher avec de très grandes flottes
Spécifications
| Type | AMR de préparation collaboratif |
|---|---|
| Charge | ~18 kg (40 lb) |
| Navigation | Autonome, sans guides, parmi les gens |
| Productivité | 2-3× lignes/heure par opérateur |
| Modèle | Robot en tant que service (RaaS) |
| Échelle prouvée | 6 Md+ prélèvements · 350+ sites |
Qu’est-ce qu’un AMR collaboratif et comment travaille l’Origin
Le Locus Origin ne remplace pas l’opérateur : il l’accélère. Au lieu que la personne marche des kilomètres en poussant un chariot, le robot navigue seul jusqu’à l’emplacement, attend que l’humain prélève l’article et passe à l’arrêt suivant, en optimisant la route pour toute la flotte. D’où le nom de préparation collaborative : la machine apporte les jambes et la logistique ; la personne, les mains et le jugement.
L’effet sur les chiffres est fort et documenté : des sites passant de 30-40 unités par heure et par opérateur à 120-150. Ce n’est pas magique, c’est supprimer le temps mort de marche et de recherche.
Pour qui il convient (et pour qui non)
L’Origin brille dans les entrepôts e-commerce à nombreuses commandes de peu d’unités : cosmétique, mode, pièces détachées, alimentaire. Le modèle RaaS le rend idéal pour absorber les pics saisonniers sans acheter du matériel inutile en janvier.
Ce n’est pas l’outil s’il faut déplacer des palettes lourdes de zone à zone (là, un AMR de charge ou l’approche goods-to-person de Geek+) ou si vous cherchez une autonomie totale sans humain (ce terrain est celui de l’Amazon Proteus). Comparez les trois dans notre comparatif d’AMR d’entrepôt.
Né d’une porte claquée : l’histoire derrière l’Origin
L’Origin existe parce qu’Amazon a laissé son créateur sans robots. Locus Robotics s’est incubée dans Quiet Logistics, un logisticien qui dépendait des robots de Kiva Systems ; quand Amazon a racheté Kiva en 2012 et l’a retirée du marché, le cofondateur Bruce Welty a décidé de construire l’alternative dans son propre entrepôt. Ce berceau explique le caractère du robot : il n’est pas né dans un laboratoire pour impressionner des investisseurs, il est né dans une opération réelle pour expédier des commandes le soir même. L’histoire complète, cas de Harvard inclus, est dans notre chronique du jour où Amazon a acheté tous les robots.
Cela explique aussi son design. Au lieu de copier le concept de Kiva (déplacer des rayonnages), Locus a choisi le chemin inverse : un robot léger qui va vers l’opérateur. L’avantage pratique : il se déploie dans un entrepôt normal, avec les rayonnages existants, sans rien reconstruire. C’est la différence entre acheter un robot et acheter des travaux.
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Le jour où Amazon a acheté tous les robots
Questions fréquentes
Le Locus Origin est-il autonome ?
Sa navigation, oui : il se déplace dans l’entrepôt sans conducteur ni guides. Le prélèvement est fait par une personne, d’où « collaboratif ». Il ne prétend pas être un robot entièrement autonome.
De combien la productivité augmente-t-elle ?
Les cas publiés montrent un passage de 30-40 à 120-150 unités par heure et par opérateur : une hausse typique de 2 à 3 fois.
Comment le paie-t-on ?
Avec le modèle « robot en tant que service » : un abonnement par robot, sans gros investissement initial, ce qui permet d’augmenter ou réduire la flotte selon la demande.
Quelles entreprises utilisent les robots de Locus ?
De grands logisticiens et des marques e-commerce ; le cas le plus documenté est DHL, qui a déployé des flottes Locus dans des dizaines d’entrepôts. Au total, plus de 350 sites actifs.